À PROPOS DE LA VISITE HISTORIQUE DE NICOLAS SARKOZY EN ARMÉNIE

Dès son arrivée en Arménie, le Président Nicolas SARKOZY s’est rendu au Mémorial du génocide arménien de Dzidzernagapert (Erevan) pour y déposer une gerbe de fleurs en compagnie de son homologue arménien Serge SARKISSIAN. Les deux chefs d'État ont ensuite visité le Musée du génocide, où Nicolas SARKOZY a écrit dans le livre d’or "La France n’oublie pas", avant de se rendre au Jardin des souvenirs pour y planter un arbre en mémoire des victimes.
Le Président de la République Nicolas SARKOZY était en déplacement en Arménie les 6 et 7 octobre 2011. Roland BLUM réagit à cette visite historique et aux annonces qu'a faites le Chef de l'État :
"En exhortant la Turquie à reconnaître le génocide arménien, "première entreprise d'extermination de l'histoire contemporaine", Nicolas Sarkozy a apporté la meilleure des réponses à tous ceux qui l'accusent, avec facilité et parti pris, de n'avoir que faire de la mémoire des Arméniens.
Le Président de la République, fidèle à son refus de l'immobilisme, ne s'est pas contenté de se bercer de mots : si la Turquie persévérait à nier sa responsabilité dans ce premier grand crime de l'histoire du XXème siècle, il a prévenu que la France cesserait de la ménager et ferait en sorte que la loi punisse comme il se doit la négation du génocide.
Désormais maîtresse du Sénat, la gauche se trouve donc face à ses responsabilités.
Nul n'ignore que la gauche ne s'est pas mobilisée comme elle aurait dû si elle avait vraiment souhaité faire adopter la proposition de loi de pénalisation du négationnisme au mois de mai dernier : 94 de ses sénateurs, toutes tendances confondues, soit une claire majorité, avaient alors approuvé l'irrecevabilité du texte, s'étaient abstenus ou n'avaient carrément pas pris part au vote.
Nul n'ignore non plus que la gauche n'a jamais renoncé à faire entrer la Turquie en Europe, alors que Nicolas Sarkozy a tout fait depuis quatre ans pour faire échouer Ankara dans cette entreprise, et est sur le point d'éloigner cette menace à tout jamais. François Hollande et Martine Aubry ont tous deux clairement confirmé qu'ils souhaitaient relancer les négociations en ce sens, gelées depuis 2007 par Nicolas Sarkozy pour décourager le Gouvernement turc de rejoindre l'Union européenne et d'y obtenir une influence comparable à celle de la France ou de l'Allemagne.
L'avenir immédiat nous dira donc si la gauche respectera ses belles promesses législatives lorsque la proposition de loi de pénalisation sera de nouveau présentée au vote du Sénat."




