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PROPOSITION DE LOI RÉPRIMANT LA NÉGATION DU GÉNOCIDE ARMÉNIEN PROPOSITION DE LOI sur le SERVICE MINIMUM DE RAMASSAGE DES ORDURES Roland BLUM intervient à l'Assemblée Nationale Signature du Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) ROLAND BLUM présente son RAPPORT sur les PORTS COMMÉMORATIONS DU GÉNOCIDE ARMÉNIEN Roland BLUM pose la première pierre de l'hôpital Euroméditerranée ROLAND BLUM chargé d'une mission par FRANÇOIS FILLON ROLAND BLUM "Face aux Lecteurs" de LA PROVENCE ROLAND BLUM invité Place Beauvau par BRICE HORTEFEUX
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Cordier : "plutôt optimiste pour la sécurité" à Marseille


La Provence, samedi 24 septembre 2011 à 15H47

 

Revue de dossiers avec la présidente de la confédération générale des CIQ de la ville, Monique Cordier.


Elle en rit encore. La bouillonnante présidente de la confédération générale des comités d'intérêts de quartiers n'est pas près d'oublier la danse du ventre à laquelle se sont livrés les élus, de gauche comme de droite, pour coucher son nom sur leur liste aux municipales de 2008. Monique Cordier n'a pas cédé aux sirènes de la politique, préférant conserver "l'indépendance de sa confédération". Elle ne veut pas non plus renoncer à son franc-parler, qui surprend parfois mais fait mouche souvent. Les convoitises dont elle fait l'objet en disent long, en tout cas, sur sa connaissance du terrain et le rôle qu'elle joue depuis 10 ans pour tenter d'améliorer le quotidien des habitants. En n'hésitant pas à harceler, voire houspiller les autorités locales ou "à passer par la fenêtre quand les portes restent fermées". Alors que les AG se succèdent aux quatre coins de la ville après la pause estivale, elle fait le point avec nous sur les dossiers qu'elle va suivre, défendre ou contester dans les mois à venir.


- La sécurité à Marseille est devenue un enjeu national à quelques mois de la présidentielle. Vous qui aviez tiré le signal d'alarme en mai dernier, avez-vous rencontré le nouveau préfet de police Alain Gardère ?


Monique Cordier : Oui, et cette rencontre remonte au mois de mars alors qu'il n'était pas encore en poste à Marseille. Avec la confédération, on avait fait le forcing auprès du cabinet du maire parce que la situation en terme de violence était devenue intolérable. C'est grâce à cela qu'on a pu obtenir un rendez-vous à Paris avec Claude Guéant. Le premier adjoint (UMP) Roland Blum nous accompagnait ainsi que la députée (UMP) Valérie Boyer. Claude Guéant n'est resté que quelques minutes et nous a laissés avec son directeur de cabinet, Alain Gardère. L'entretien a duré plus d'1h30. On avait des mots assez durs pour dépeindre la situation. Je lui ai dit que je n'exagérais rien. Le temps nous a donné raison avec les épisodes très marquants de l'été. Il nous a ensuite reçus à la préfecture de Marseille. C'était il y a dix jours. Si ses actes sont à la hauteur de ses propos, on est d'accord sur ses objectifs. Des choses qui nous semblent intolérables lui semblent intolérables à lui aussi. Comme si on arrêtait de dire : "Ah, oui mais ça, c'est Marseille…". On voit plus de policiers sur le terrain et plus de verbalisations dans le centre. On sent une volonté. Je suis plutôt optimiste alors qu'il y a un an, je ne pensais pas qu'on se relèverait.


- Exaspérés par des faits de délinquance et d'incivilité à répétition, des quartiers brandissent la menace de l'autodéfense ou n'hésitent pas à faire appel à des vigiles. Ça fait peur…...


M.C. : En effet, ça fait peur. C'est la fin de la République quand on dit qu'on s'arme. Ce n'est pas la société dans laquelle je veux vivre. Nous sommes tous responsables, la sécurité c'est l'affaire de tous. Je pourrais faire de la démagogie, dire au cours des AG des CIQ: "Armez-vous!", là je serais applaudie et on m'érigerait peut-être une statue. Mais non, on n'est pas dans le Far West. Je comprends qu'on se défende quand on est attaqués mais on ne s'arme pas. Quand aux vigiles, comme ceux qui sont en poste au Roy d'Espagne ou à Saint-Giniez, ce n'est pas choquant. C'est de la surveillance, pas des opérations commando.


- La propreté reste également un souci majeur dans les quartiers. Quelles sont vos propositions pour de meilleurs résultats ?


M.C. : Nous n'arrivons pas à obtenir ce que nous demandons. On ne pourra résoudre ce problème que si on mise sur la proximité. Avant les élections de 2008, on avait mis en place des comités de suivi de propreté dans 5 quartiers test, notamment dans le centre, à Noailles, cours d'Estienne d'Orves, l'Opéra, etc. et ça avait porté ses fruits. On avait changé la physionomie du quartier. On se réunissait tous les mois: s'asseyaient autour de la table des représentants de MPM, des cantonniers, des associations de commerçants, les CIQ… D'un mois à l'autre, on voyait les progrès. Ils seront obligés de passer par là. C'est la seule solution !


- Les projets de Bus à haut niveau de service (BHNS) ont du mal à séduire les CIQ, notamment à Saint-Antoine. En terme de maillage, de durée des trajets, où sont les plus gros points faibles ?


M.C. : À Saint-Antoine, ce ne sera même pas un BHNS puisqu'il ne sera pas en site propre. Je comprends les habitants du 15e, on leur avait promis le métro et on leur donne un bus à pédales! Par rapport aux transports, là aussi, on est en colère. Cette ville, dont la surface est équivalente à celles de Paris et Lyon réunis, ne pourra pas progresser si elle n'a pas de mode de transport rapide pour la traverser. À Château-Gombert, aux Olives, aux Goudes, on attend le bus une demi-heure ! Dans le 15e et le 16e , il n'y a rien, le bus est englué dans la circulation, idem entre la Vallée de l'Huveaune et Saint-Loup alors que c'est là qu'il y a la plus forte concentration d'habitants. Il faudrait des parkings de délestage à toutes les entrées de la ville. À l'Estaque par exemple, il y a de la place sur les terrains de l'ancienne usine Kulman, chemin du Littoral.


- Le projet de piétonnisation du Vieux-Port fait peur au 7e arr. qui redoute un rejet de la circulation dans ses quartiers et dans le 6e tant que la L2, notamment, ne sera pas terminée…...


M.C. : Le projet de piétonnisation du Vieux-Port, je suis pour à 100%, il faut repenser un centre-ville autrement. Mais encore faut-il qu'on ait les moyens et la volonté de faire appliquer ce qui est écrit sur le papier. Ce n'est pas une mais des fourrières qu'il nous faut ! Un PV, ça n'a pas le même effet qu'une voiture qui disparaît. Un exemple: mardi après-midi, une voiture mal stationnée empêchait un bus de tourner à un carrefour. Il ne pouvait pas reculer non plus. Ça s'est éternisé et étendu jusqu'à Saint-Barnabé. C'est tout de suite qu'il faut réagir.


- En termes de présence aux AG des CIQ, les élus marseillais sont-ils bons élèves ou bonnets d'âne ?


M.C. : Ça dépend des secteurs. C'est toute la problématique de la loi PLM. On a des mairies de secteur "Canada Dry". Elles ont le nom de mairie mais à part l'état civil, elles n'ont aucune compétence. Les adjoints de Jean-Claude Gaudin sont élus dans les mairies de secteur et privilégient chacun leur territoire pour les AG. C'est normal. Mais on préférerait avoir à faire directement à eux à chaque fois. En tout cas, les maires de secteur ou leurs représentants sont toujours présents. Ce sont de bons élèves !

 

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Marseille a fêté les 20 ans de l'Arménie avec une pluie de stars


Nouvelles d'Arménie Magazine, samedi 24 septembre 2011

 

Marseille a fêté les 20 ans de l’Arménie avec faste. Lundi 19 septembre, une pluie de stars était au rendez-vous de l’anniversaire de la République d’Arménie organisé par Marseille-Arménie et la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Arménienne. A 18h30 au salon Eugénie du Pharo de Marseille, plus de 250 personnes étaient présentes pour un dîner de gala en présence de très nombreuses personnalités. Parmi ces dernières, Viguen Tchitetchian, l’Ambassadeur d’Arménie en France, Hovhannès Guévorkian, représentant de la République du Haut Karabagh en France. Présents également dans la salle le Préfet des Bouches-du-Rhône [sic] Alain Gardère et des élus tels que les députés Valérie Boyer et Guy Teissier et le Premier Adjoint au Maire Roland Blum. Le chanteur Patrick Fiori, la chanteuse Nouné Yessayan, les humoristes Pascal Légitimus et Mathieu Madénian, l’écrivain Sophie Audouin-Mamikonian et le chanteur Essaï. Richard Findykian présenta la soirée puis appela Didier Parakian, Adjoint au Maire, président délégué de l’association Marseille-Arménie et vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Arménienne. Didier Parakian salua toutes les personnalités présentes et souhaita longue vie à la République d’Arménie. « Une vieille dame chargée de culture et d’histoire, l’Arménie, fête aujourd’hui ses 20 ans. Quel bel âge ! » dit-il en réitérant à l’Arménie le soutien de la diaspora ainsi que de la Ville de Marseille. Bernard Holassian président de la CCIFA prit également la parole pour remercier le public de ce soutien à l’Arménie. Les bénéfices de la soirée étant au profit du Fonds Arménien de France. Viguen Tchitetchian a également présenté une rétrospective des 20 dernières années de la République d’Arménie et remercié la France ainsi que la communauté arménienne pour son engagement permanent auprès de l’Arménie. Ferdinand Gracian très engagé dans l’humanitaire au profit de l’Arménie reçut la médaille de la Ville. Tout comme la présidente d’honneur de la CCIFA, Angèle Melkonian. Valérie Boyer et Guy Teissier qui se sont rendus il y a peu à Stepanakert, ont remis également la médaille de la Ville au représentant du Haut Karabagh, Hovhannès Guévorkian. Pascal Légitimus et Patrick Fiori reçurent des Trophées Toros. Enfin un grand gâteau d’anniversaire aux couleurs de l’Arménie clôtura le dîner de gala qui était à la hauteur de l’évènement. A 21h30 dans le grand Auditorium du Pharo, devant près de 800 personnes débutait le concert avec pour invités-vedettes Patrick Fiori et Nouné Yessayan. Franck Ohanessian et Didier Parakian remerciaient le public venu fêter le 20ème anniversaire de l’Arménie. D. Parakian : « ils sont venus, ils sont tous là, 60 artistes, comédiens, musiciens et peut-être magiciens pour votre plaisir ». Le spectacle débutait. Mathieu Madénian et Légitimus tout d’abord. Le chanteur Essaï, Patrick Fiori - qui chanta superbement « Montagnes d’Arménie - puis les groupes Massis et Novaï, Greg Essians, Mi Nor Syndicate, les DJ Rudy, le chanteur Andréas Lozano et les comédiens de Sayat Cola. Enfin le chœur Sahak Mesrop dirigé par Khatchig Yilmazian enchanta le public. Enfin, l’autre vedette de la soirée, la star de la chanson arménienne Nouné Yessayan entra en scène pour interpréter ses dernières chansons en hommage à l’Arménie et ses 20 ans. Marseille venait de célébrer avec faste le 20ème anniversaire de l’Arménie. Une Arménie jeune mais éternelle. Les organisateurs de cette soirée ont permis à la cité phocéenne de se rapprocher encore un peu plus de l’Arménie et de marquer leur attachement à la République renaissante.

 

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Proposition de loi : récupérer ses points en faisant un stage sur circuit


La Provence, mercredi 21 septembre 2011 à 19H04

 

La formation des jeunes conducteurs et les désormais fameux stages de récupération des points pourraient avoir lieu dans le futur sur des circuits. C'est une idée de la Ligue de Défense des Conducteurs, déjà soutenue par une centaine de députés UMP, apparentés, Nouveau Centre et non inscrits.


Jamais à cours d'idées, la LDC (Ligue de défense des conducteurs) et sa Secrétaire générale, Christiane Bayard, sont à l’initiative d’une proposition de loi présentée par à l'Assemblée nationale les députés Jean-Pierre Decool (apparenté UMP) et André Wojciechowski (UMP). Celle-ci est déjà soutenue par une centaine de leurs pairs UMP, apparentés, Nouveau Centre et non inscrits.

 

Notons que les députés provençaux Maryse Jossains-Masini (Aix-en-Provence), Jean Roatta, lui-même ex-rallyman, et Roland Blum (Marseille), et Christian Kert (Salon-de-Provence) soutiennent ce projet de loi.

 

Formation et bonus pour les plus jeunes

 

"Il s’agit, explique Mme Bayard, de mettre l’accent sur la formation et la prévention en suivant un stage de conduite sur piste. Les conducteurs ayant perdu des points et les jeunes conducteurs en seront les principaux bénéficiaires : ces stages sur piste seront agréés dans le cadre des formations visant à récupérer des points, et ouvriront droit à un bonus de deux points sur les permis jeunes conducteurs.

 

"Ces derniers représentent seulement 12% des conducteurs. Mais, victimes de leur fougue et de leur inexpérience, ils sont pourtant trois fois plus nombreux au macabre rendez-vous de la mortalité routière. On a tous été jeunes ! Et s’il faut que jeunesse se passe, autant que ce soit en bonne compagnie, sur un circuit automobile dans des conditions de sécurité optimales."

 

L'ex-pilote F1 Jean-Pierre Beltoise prône le "Conduire juste"

 

Et la Secrétaire générale d'ajouter un argument de poids : "L’ancien pilote de Formule1 Jean-Pierre Beltoise et sa méthode "Conduire juste", qui a donné de très bons résultats dans les flottes de véhicules d'EDF, ou l’exemple autrichien avec une baisse significative de la sinistralité chez les jeunes conducteurs grâce à des stages de ce type - NDLR : en illustration, l'opération "Jeune conducteur Seat" destinée aux teenagers âgés de 11 à 17 ans en Grande-Bretagne, à copier et à recopier sans modération -, sont autant de raisons qui ont conduit la Ligue de défense des coducteurs à œuvrer pour la mise en place de cette proposition de loi. Ces expériences nous laissent espérer une baisse de 35% des sinistres chez les jeunes conducteurs."

 

Objectif : "Plus de 400 vies sauvées chaque année"

 

En guise de conclusion, Christiane Bayard annonce le premier objectif de la Ligue de défense des conducteurs avec ce projet de loi: "Si tous les jeunes conducteurs suivent ce stage, ce sont plus de 400 vies qui seront sauvées chaque année.

 

"L'appréciation des risques, la maîtrise de son véhicule et surtout la connaissance de ses propres limites sont des facteurs de sécurité tout aussi importants que le simple respect du code de la route.

 

"En soutenant une cette proposition, le législateur montrerait sa volonté de sortir du tout répressif pour évoluer vers une politique de sécurité routière constructive."

 

Ainsi la LDC entend confirmer et accroître la portée de son slogan : "Stop à la répression absurde, oui à une conduite responsable".

 

Il serait également bon de prévoir ce genre de stages pour les conducteurs pas forcément jeunes ou qui ne sont pas encore contraints de récupérer des points afin de sauver leur permis, sinon certains vont chercher à perdre quatre points pour avoir le droit d'y participer... Bien que cela soit un raisonnement par l'absurde, évidemment.

 

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Artsakh Republic 20th anniversary marked in Marseilles


PanArmenian.net, lundi 19 septembre 2011 à 18H22

 

The National Library of Marseilles, France hosted a festive event titled Nagorno Karabakh : 20 Years of Independence.


The event was organised by Marseilles Mayor's Office and the Coordination Council of the Armenian Organizations of France.


The event was attended by Deputies of the National Assembly of France – Vice-Chairman of the French delegation to OSCE Parliamentary Assembly, First Vice-Mayor of Marseilles Roland Blum, Vice-Mayor of Marseilles Valerie Buaye, Richard Mallie, Francois Rochebloine, as well as representatives of regional and municipal authorities, Armenian community, public figures and journalists. The event’s organizers gave a warm welcome to the Artsakh War participant, General Norayr Ter-Grigorian who had attended the event. Tir Katin Karabakh film studio's Artsakh-Karabakh documentary was screened.


The Deputies shared impressions of their visits to the NKR in recent years and congratulated the people and authorities of Artsakh on the 20th anniversary of its statehood.


The event participants expressed optimism over the peaceful settlement of the Karabakh conflict and the international recognition of the NKR.


Representatives of Artsakh, Armenia, and the Diaspora also delivered speeches, NKR Foreign Ministry press service reported.

 

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Roland Blum : "Ne pas courir derrière le FN"


La Provence, samedi 17 septembre 2011 à 12H16

 

Le député UMP et premier adjoint a fait sa rentrée hier.


Pas loin de 900 personnes dans les jardins Saint-Cyr (10e) hier soir et la sensation que les campagnes présidentielle et législative ont enfin été lancées à Marseille pour la majorité municipale. Oubliés ou presque, les ratés du Campus UMP au parc Chanot. Premier adjoint au maire et député sortant de la première circonscription des Bouches-du-Rhône, Roland Blum annonce une rentrée combative. Mais sans filet.


- Marseille a été au coeur de l'actualité cet été. Sera-t-elle l'épicentre de la rentrée politique ?

 

Roland Blum : La ville sera un indicateur intéressant des enjeux de la campagne présidentielle. Par les thématiques qu'elle recèle, que ce soit le social, la sécurité ou l'immigration, mais aussi par les opinions qu'elle exprime. Il y a ici des vents conformes à la tendance nationale et des vents contraires, initiés notamment par le Front national.


- Un contexte difficile pour l'UMP et ses six députés...

 

R. B. : L'année s'annonce exceptionnelle pour des raisons liées aux perspectives présidentielle et législative. Les gens me semblent motivés. Quand on dit qu'il y a une désaffection des Français pour la politique, je n'en crois pas un mot. Je suis sûr que 80% des gens iront voter à la présidentielle et 70% aux législatives. Face à des situations économique et sociale extrêmement tendues, notre devoir sera de dire la vérité. On a vécu sur un pied qui va au-delà de nos difficultés. On dépense plus que ce qu'on gagne. On ne peut donc plus tenir un langage fait de promesses.

 

- Sur quoi comptez-vous mettre l'accent ?

 

R. B. : Le gouvernement doit être ferme sur ses positions concernant les dépenses publiques, la sécurité et ses fonctions régaliennes. Il ne s'agit pas de courir derrière le Front national comme tentent de le faire certains irresponsables de la majorité. C'est un peu comme le goût du Canada Dry, les gens préféreront toujours l'authentique. Mais on doit avoir un discours responsable qui parle de justice et d'équité sociale.

 

- Le Front national est-il votre principal motif d'inquiétude ?

 

R. B. : On sait très bien que quand le FN est crédité de 18% dans les sondages au niveau national, cela veut dire 25% à Marseille et dans la région. C'est un handicap en termes de report des voix pour le second tour de la présidentielle et pour les législatives. Pour nous, députés, c'est un risque de triangulaire qui profite aux socialistes, qui en ont fait un allié objectif.

 

- Quel type de réponse pouvez-vous donner ?

 

R. B. : On a pour nous l'expérience du pouvoir, les réussites de Nicolas Sarkozy lorsqu'il a présidé l'Union européenne ou son activisme auprès d'Angela Merkel pour lutter contre la crise financière. S'il est réélu à la présidence de la République, les Français seront cohérents au moment des législatives.


- Vous présenterez-vous dans votre circonscription au côté de Valérie Boyer ? Quel cas ferez-vous de Robert Assante ?


R. B. : Concernant Valérie Boyer, les choses sont encore floues. La commission d'investiture ne s'est pas encore réunie. Mais je pense qu'il y aura un accord. Robert Assante, lui, s'est positionné en faveur de Jean-Louis Borloo. Il sera candidat aux législatives dans ma circonscription. Une candidature de division fondée sur des problèmes personnels regrettables. C'est sa responsabilité.

 

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Marseille : la grande mosquée cherche toujours sa place


La Provence, dimanche 11 septembre 2011 à 12H20

 

Son avenir serait entre les mains de la justice. Pour une histoire de parking.

 

Allah est grand mais Allah n'a pas le pouvoir de régler tous les problèmes des musulmans à Marseille, notamment celui de la grande mosquée, dont les travaux ont au moins un an de retard. Et là, le dieu suprême c'est, semble-t-il, le... tribunal administratif. Personne n'a prononcé son nom mais il était sur toutes les lèvres, hier, à La Capelette. Où la famille Dahmani recevait, dans sa coquette mosquée, les membres de la communauté ainsi que les représentants des collectivités, Roland Blum pour la Ville, Patrick Mennucci (PS) pour la Région, Jeannine Écochard (PS) pour le Département et Raphaël Le Mehauté, préfet délégué à l'Égalité des chances.


Il était surtout question de célébrer l'Aïd el Fitr, la fin du jeûne du mois de ramadan. Mais le dossier de la grande mosquée est inévitablement revenu sur le tapis. Roland Blum, premier adjoint UMP au maire, rappelait: "La Ville a rempli son rôle. Il faut que la communauté musulmane dispose d'une grande mosquée. On a signé un bail mais malheureusement le permis de construire a été attaqué. On espère que le tribunal administratif jugera rapidement."


Pourquoi le permis a-t-il été contesté (par le FN entre autres) ? Parce que le projet avait fait l'impasse sur les places de parking. "Un nouveau permis a été délivré avec 450 places", assure un proche du maire. Alors, quelle décision prendra la justice ? L'imam Ghoul, président de l'association "La mosquée de Marseille" qui gère le dossier, assure qu'en cas d'issue favorable, le chantier sera lancé.

 

"On a assez perdu de temps", regrettait-il hier. Si la victoire est au bout du jugement, (en octobre ?), Abderrahmane Ghoul promet un démarrage "dans les deux mois". Sachant qu'il faudra environ deux ans pour bâtir l'édifice de 2500m², Marseille pourrait inaugurer sa mosquée (à Saint-Louis) fin 2013. Oui mais voilà. Si le dieu justice a du pouvoir, le dieu justice ne fait pas tout. Car il faut aussi réunir l'argent: 22 M€, sous forme de dons.


Et là, ils sont quelques-uns, très proches du dossier, à assurer que les caisses sont vides. Les pays donateurs auraient tiré le frein à main quand l'imam Ghoul a pris la présidence de l'association, en 2010, à la place de Nordine Cheikh, débarqué au terme d'une assemblée générale houleuse. Adieu le cash promis par l'Algérie (7M€). Ce sont du moins les rumeurs, jamais vraiment confirmées, qui circulaient. Mais pour l'imam Ghoul, les soutiens sont là. Il y a d'abord les Marseillais: "Le travail local a été fait, les Marseillais se sont engagés. Les fonds rentrent depuis huit mois. Et des pays ont manifesté de l'intérêt, le Koweit par exemple. Les autres suivront. Cela tient uniquement à la décision du tribunal administratif." Le TA. Le vrai dieu, celui à qui l'imam adresse peut-être l'essentiel de ses prières actuellement.

 

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Zones franches urbaines : les PME ont gagné leur combat


Le Journal des entreprises, vendredi 9 septembre 2011

 

Après des mois de lobbying, dont le point d'orgue aura été le Forum national des zones franches urbaines organisé à Marseille en juin dernier, les PME de Paca ont remporté cet été une victoire décisive, avec l'annonce de la probable prolongation du dispositif ZFU. Pour tous, désormais, au-delà du simple satisfecit, la plus grande vigilance est de mise.


Le lobbying intensif des PME, associées pour l'occasion aux pouvoirs publics, semble avoir porté ses fruits. Le ministre de la ville, Maurice Leroy, a en effet annoncé en juillet dernier qu'il souhaitait demander au Premier ministre d'inscrire dans le Projet de loi de finance pour 2012 la prolongation du dispositif des zones franches urbaines (ZFU) pour trois années supplémentaires. Une victoire particulièrement symbolique pour la région Paca, puisque c'est à Marseille que s'est tenu, le 6juin dernier, le Forum national des zones franches urbaines. À cette occasion, plus de 300 personnalités - élus locaux et nationaux, et acteurs du monde économique et social - avaient plaidé d'une même voix pour la prorogation du dispositif au-delà de son terme initialement prévu, le 31décembre 2011. La Cité phocéenne compte aujourd'hui deux zones franches. «Il y a surtout eu une forte appropriation du dispositif par le secteur privé», commente-t-on la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole (MPM). «Le foncier sur ces terrains est notamment maîtrisé par les opérateurs privés. Depuis 1997, ce sont 180.000 m² d'immobilier d'entreprises qui ont été réalisés dans les ZFU marseillaises». Une étude menée avec la Banque de France permet à MPM d'avancer des chiffres éloquents. Le nombre d'entreprises dans les zones concernées s'est accru de 48 % et l'emploi de 129 % depuis leur création. La croissance de ces entreprises est également plus rapide. Et la pérénité meilleure. Un succès qui expliuqe la mobilisation des acteurs locaux. Jacques Pfister, président de la CCIM-P, en a même appelé à l'époque «à la conscience territoriale du monde économique» pour soutenir la prorogation des ZFU, affirmant que «supprimer un dispositif offrant, entre autres, exonérations d'impôts et de charges sociales patronales» serait priver le territoire «d'une boîte à outils performante capable d'attirer entreprises et investisseurs». Et d'indiquer à titre d'exemple que «les deux ZFU de Marseille démontrent qu'en investissant 1 € public, cela génère 6,6 € d'investissements privés, dont 1,3 € de valeur ajoutée».


Soulagement, mais prudence


Ainsi, l'annonce faite par le ministre de la ville a été vécue par beaucoup comme un soulagement. Même si en la matière, la prudence reste de mise. Pour Roland Blum, premier adjoint au Maire de Marseille, «en dépit de cette avancée majeure, plusieurs difficultés subsistent». Selon l'élu, «prolonger le dispositif de trois années est certes bienvenu, mais insuffisant dans la mesure où les perspectives immobilières nécessiteraient au moins cinq années pour permettre à de nouvelles entreprises de venir s'implanter en ZFU». Il ajoute que les nouvelles dispositions liées à la prorogation, qui prévoiraient notamment de relever la clause d'embauche des salariés issus des zones sensibles à la moitié des emplois - contre un tiers aujourd'hui - risquent de se révéler «contre-productives». Un avis proche de celui d'Eugène Caselli, président de MPM, qui dit rester «vigilant», insistant sur la nécessité de porter cette prorogation à cinq ans et de déplafonner le montant de la rémunération éligible au dispositif d'exonérations de cotisations sociales patronales.


L'efficacité reconnue


De son côté, Yann Airaudo, président d'Entrepreneurs en zone franche 13, association qui représente les entreprises implantées dans les ZFU marseillaises, voit avant tout dans la future prorogation une reconnaissance de l'efficacité de ce dispositif imaginé en 1996 par Jean-Claude Gaudin, alors ministre de la Ville: «Les avantages des zones franches pour les entreprises sont réels, à la fois en matière sociale, fiscale et foncière. Et même si certaines ZFU, dans certaines villes, n'ont pas fonctionné comme prévu, et même s'il y a et s'il y aura toujours quelques combinards, l'effet bénéfique des ZFU sur la revitalisation des quartiers et sur l'emploi est globalement reconnu». Un point que vient quelque peu nuancer le cas d'école Jaguar Network, entreprise implantée dans la première ZFU marseillaise en 2006, où elle compte ouvrir d'ici à la fin de l'année un gigantesque data center. «Notre activité, très capitalistique, implique des retours sur investissements relativement longs, explique Kevin Polizzi, gérant de la société. Le dispositif fiscal des ZFU nous a par conséquent permis de réduire nos charges, et donc de renforcer nos fonds propres. Et indirectement, de conserver notre indépendance. En revanche, pour nous, les dispositifs sociaux ne sont pas adaptés. Il est en effet très difficile de trouver des profils d'ingénieurs télécom en local. Quant au nouveau ratio envisagé, il sera impossible à tenir pour beaucoup d'entreprises des secteurs en croissance... Je regrette que le dispositif, s'il tire bel et bien toute la zone économique vers le haut, n'aide pas réellement à qualifier l'emploi».

 

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Convoitises sur le foncier


20 Minutes, jeudi 8 septembre 2011

La dépollution du site de l'Estaque doit se terminer en 2012.

 

Dix ans de travaux. L'ancien site industriel de l'Estaque (16e), propriété de Retia, filiale de Total, est toujours en cours de dépollution. Situé à flanc de colline sur le massif de la Nerthe, face à la mer, le terrain de 39 hectares a été souillé, notamment avec du plomb et de l'arsenic, par les activités des usines chimiques et métallurgiques installées en 1983. Au terme des Trente Glorieuses, l'activité chimique a été stoppée, la métallurgie a été poursuivie jusqu'en 2002. « Des arrêtés préfectoraux ont ensuite fixé les objectifs de dépollution, c'est-à-dire réintéger l'ensemble du site dans son environnement naturel », explique François Rommelaere, le directeur délégué de Retia. Selon lui, les travaux « d'un des plus grands chantiers de France » devraient prendre fin en 2012. Le terrain pourrait alors susciter des convoitises immobilières : « Aucun foncier de cette importance n'est disponible à Marseille », assure François Rommelaere.


De futurs aménagements


« Laisser ce terrain en friche ou à l'abandon n'est pas possible, commente Roland Blum (UMP), premier adjoint au maire. Pour le moment, nous voyons plutôt un aménagement mixte, avec des activités grand public, des équipements… » Mais avant de construire, les obstacles semblent multiples. Le terrain disponible pour les futurs aménagements est situé sous un autre terrain souillé. Ces travaux de dépollution ont été confiés à une société, Recylex, et pourraient prendre davantage d'années. « On ne peut pas imaginer construire en bas si le terrain d'en haut n'est pas dépollué à cause des eaux de ruissellement contaminées », précise Valérie Coat, la chef de projet à Retia. Autre problème majeur : la présence de couloirs aériens au-dessus du site qui interdit la construction selon le plan d'exposition au bruit. « Si les couloirs aériens sont modifiés, cela pourrait libérer des zones pour l'activité logements », espère Roland Blum. La construction d'un musée de la mer, d'une galerie commerciale ou d'un aquarium géant est aussi envisagée.

 

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