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Revue de presse - Février 2010

 

 

C'est parti pour le futur hôpital Euroméditerranée

 

 

La Provence, le 26 février 2010 à 16H14

 

 

La première pierre du futur hôpital Euroméditerranée a été posée ce matin par le Premier adjoint Roland Blum, en présence de nombreuses personnalités, dont Jean-Noël Guérini, président du conseil général, et Guy Teissier, président d'Euroméditerranée.

 

Situé sur le 3e arr. entre le Bd Salengro et la rue de Ruffi, ce nouvel ensemble de 5 étages sera livré début 2013. Le projet de 250 M€, qui a bénéficié de 54 M€ de subventions du plan Hoîta 2012 est né de la fusion des hôpitaux privés Ambroise-Paré (Castellane) et Paul-Desbief (Joliette). Son arrivée dans le secteur va accélérer la requailification du quartier, mais aussi rééquilibrer l'offre de soins à Marseille, largement déficitaire dans le nord de la ville.

 

 

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Grève des marins : Ports bloqués, liaisons maritimes annulées hier et aujourd'hui


Corse-Matin, le 24 février 2010

 

 

Tandis que la paralysie gagne les différents ports de l'île, le gouvernement a confié hier, à Charles Revet, sénateur de la Seine-Maritime (Haute-Normandie), la mission d'examiner l'organisation de la desserte maritime de la Corse et plus particulièrement les conditions dans lesquelles la concurrence s'exerce entre les différentes compagnies en présence, françaises et italiennes.

 

Sans répondre tout à fait à la demande des personnels de la SNCM et de la CMN qui ont entamé lundi, à l'appel de la CGT et du Syndicat autonome des matelots, un mouvement de grève illimité pour protester contre le « démantèlement du service public », alors même qu'un nouvel opérateur italien, la Moby Line, devrait s'immiscer d'ici quelques mois dans la desserte Corse-Continent, au départ de Toulon.

 

« Des distorsions dans les aides publiques »

 

 

Les deux syndicats, relayés par le député des Bouches-du-Rhône, Roland Blum, réclamaient en effet la création d'une commission d'enquête parlementaire susceptible notamment de mettre au jour des « distorsions » dans les aides publiques apportées aux compagnies.

 

L'initiative du ministre de la mer, Jean-Louis Borloo et du secrétaire d'Etat au transport, Dominique Bussereau, sera-t-elle de nature à désamorcer ce nouveau conflit social qui pourrait connaître des prolongements préjudiciables à l'économie de l'île et rebondir sur le prochain scrutin régional ? Rien n'est moins sûr, la détermination des grévistes s'est d'ores et déjà traduite hier, par le blocage de toutes les infrastructures : un navire de la Corsica Ferries, le Mega 5 arrivé à l'aube a néanmoins pu repartir pour Nice à 8 heures. Et une liaison vers Toulon était programmée en soirée.

 

Un autre bateau de cette compagnie, le Mega Smeralda, en provenance de Toulon, lassé de patienter à proximité des côtes ajacciennes durant une partie de la matinée hier, a finalement fait route sur Calvi, seul port encore déserté par les grévistes, où il a pu débarquer ses passagers.

 

Aujourd'hui, trois navires de la Corsica ferries sont attendus, deux à Bastia et un à Ajaccio. Au total, sept traversées ont été annulées durant la journée, quatre qui devaient être assurées par la SNCM (Paglia Orba, Pascal-Paoli, Monte d'Oro et Jean-Nicoli) et trois par la Méridionale.

 

 

« Elargir la mission »

 

Du coup, la décision des transporteurs insulaires, arrêtée lundi soir, lors d'une réunion à Casamozza, de bloquer le fret afin de provoquer un début de pénurie et entraîner un sursaut salutaire des pouvoirs publics et des usagers, n'avait plus de raison d'être. D'autant que les quatre traversées prévues aujourd'hui par les deux compagnies ont aussi été supprimées.

 

Les professionnels des transports qui ont participé dans la matinée à une réunion avec le préfet de Haute Corse, Jean-Luc Nevache, en présence du président du Medef de Haute-Corse, du président de la chambre de commerce et d'industrie de Bastia, n'ont pas caché leur déception à l'issue de cette entrevue qui, selon leurs propres termes, « n'a rien apporté ».

 

Même discours, mais de la part des... grévistes cette fois, qui étaient reçus par le préfet de région, à Ajaccio. Ils ont notamment demandé l'extension de la mission ordonnée par le gouvernement : pour le secrétaire de la CGT- SNCM, Frédéric Alpozzo, selon lequel la concurrence « est complètement faussée », la mission attribuée au parlementaire pour une durée de 3 à 6 mois est la bienvenue, « mais celui-ci devra être accompagné par un représentant de chaque groupe politique », soulignait-il. Le conflit se poursuit et l'inquiétude grandit. Le conflit qui affecte également les liaisons aériennes n'est pas fait pour rassurer.


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Les ports de Corse bloqués par des grévistes


L'Express / Reuters, le 23 février 2010 à 15H01


 

MARSEILLE / AJACCIO - Une grève illimitée des marins à la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM) et à la Compagnie méridionale de navigation (CMN) a conduit mardi à l'annulation de sept traversées entre le continent et la Corse, apprend-on de source syndicale.

 

La CGT et le Syndicat autonome des matelots entendent protester contre ce qu'ils voient comme le "démantèlement du service public", notamment avec l'arrivée prochaine d'un nouvel opérateur italien privé à bas coûts, Moby Lines.

 

Les ports d'Ajaccio et Bastia ont été bloqués dans la matinée par les grévistes, a-t-on ajouté à Ajaccio.

 

Un ferry de la compagnie Corsica Ferries, en provenance de Toulon, n'a pas pu accoster en début de matinée à Ajaccio (Corse-du-Sud). Le navire a repris la mer en direction du port de Calvi, dans l'espoir d'y débarquer passagers et marchandises.

 

Deux ferries de la SNCM, le Danielle Casanova à Bastia et le Napoléon Bonaparte à Ajaccio, étaient déjà bloqués à quai en Corse depuis dimanche soir.

 

La dégradation du climat social dans les deux compagnies françaises, qui assurent une délégation de service public, intervient alors que l'armateur italien Moby Lines doit venir compléter l'offre des dessertes vers la Corse au mois d'avril au départ de Toulon (Var).

 

Les tensions suscitées par la concurrence exacerbée entre les compagnies françaises et italiennes ont conduit le ministre de la Mer, Jean-Louis Borloo, et le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, à confier mardi une mission au sénateur Charles Revet.

 

AIDES PUBLIQUES

 

Ce dernier devra analyser les dispositifs d'aides publiques liées à la desserte de la Corse et "formuler si nécessaire des ajustements de ces aides afin que la concurrence entre compagnies maritimes soit équitable", lit-on dans un communiqué.

 

Cette nomination répond notamment à la demande du député des Bouches-du-Rhône Roland Blum, qui a réclamé la semaine dernière la création d'une mission parlementaire.

 

L'élu estime que le service public, délégué par contrat aux deux armateurs français pour la période 2007-2013, est menacé par les compagnies italiennes Corsica Ferries et Moby Lines.

 

"Les subventions d'équilibre dont bénéficient les deux sociétés françaises dans le cadre de la délégation de service public ont été largement réduites en 2009", a-t-il expliqué.

 

L'Assemblée de Corse a en effet réduit de 11 millions d'euros en 2009 le budget alloué pour la délégation de service public entre Marseille et la Corse.

 

Elle a aussi ramené de 15 à 12 euros l'aide sociale versée aux opérateurs entre Toulon, Nice et la Corse pour certaines catégories de passagers embarquant depuis la Côte d'Azur, dont profitent largement les armateurs italiens.

 

L'un de ces derniers, Corsica Ferries, s'est pour sa part déclaré favorable à une commission d'enquête à condition de l'élargir "aux comptes et subventions publiques de la délégation de continuité territoriale dont bénéficient la SNCM et la CMN" de même qu'aux "modalités de privatisation de la SNCM dont Veolia est devenu majoritaire à 66%".



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SNCM-CMN : tension sur les dessertes Corse-continent, deux ferries bloqués


La Provence / Reuters, le 22 février 2010 à 12H45

 

 

A cause de l'arrivée prochaine d'un nouvel opérateur italien sur les liaisons maritimes entre la Corse et le continent, une grève illimitée touche les navires de la SNCM et de la CMN.

 

L'arrivée prochaine d'un nouvel opérateur italien sur les liaisons maritimes entre la Corse et le continent a provoqué le dépôt d'un préavis de grève illimité à la Société Nationale Corse-méditerranée (SNCM) et à la Compagnie Méridionale de navigation (CMN). Prévu initialement mardi, ce mouvement de grève lancé par le syndicat majoritaire CGT pour "protester contre le démantèlement du service public" a débuté dimanche soir. Deux ferries de la SNCM, le Danielle Casanova à Bastia et le Napoléon Bonaparte à Ajaccio, sont actuellement bloqués à quai.

 

"Tous nos clients ont été prévenus des très forts risques de perturbation pour la semaine", a déclaré lundi à Reuters le responsable de la communication de la SNCM, Stéphane Denis. La SNCM a maintenu les quatre traversées prévues dans la journée de lundi entre la Corse et le continent. Elle a également avancé une liaison entre Marseille et Alger initialement programmée mardi. La dégradation du climat social dans les deux compagnies françaises intervient alors que l'armateur italien Moby Lines doit venir compléter l'offre des dessertes vers la Corse au mois d'avril à partir de Toulon (Var).

 

Député des Bouches-du-Rhône et premier adjoint au maire de Marseille, Roland Blum a réclamé la semaine dernière la création d'une mission parlementaire chargée d'étudier les conditions d'exercice du service public maritime de desserte de la Corse. Il estime que le service public, délégué par contrat aux deux armateurs français pour la période 2007-2013, est menacé par les compagnies italiennes Corsica Ferries et Moby Lines. "Les subventions d'équilibre dont bénéficient les deux sociétés françaises dans le cadre de la délégation de service public ont été largement réduites en 2009", a-t-il expliqué.

 

 

"DISTORSION DE CONCURRENCE"

 

Il met également en cause l'aide sociale versée aux opérateurs entre Toulon, Nice et la Corse, 12 euros pour certaines catégories de passagers embarquant depuis la Côte d'Azur, qui profitent pleinement aux armateurs italiens. Toujours selon Roland Blum, la "distorsion de concurrence" serait encore aggravée par le paiement de la taxe carbone projetée par les sociétés françaises, soit 7 millions d'euros par an pour la SNCM et deux millions par an pour la CMN. Le parlementaire demandé donc au gouvernement d'exonérer les compagnies françaises de cette taxe et de rétablir une "véritable concurrence en supprimant l'aide sociale au passager" pour les compagnies italiennes.

 

La Corsica Ferries, autre concurrent, a pour sa part rappelé dans un communiqué que la SNCM et la CNM avaient touché 114,9 millions d'euros en 2009 au titre de la délégation de service public à partir du port de Marseille. Selon la compagnie maritime, dont le siège social est à Bastia mais qui transporte ses passagers sous pavillon italien, l'aide sociale au passager a surtout permis une "augmentation considérable du trafic entre le continent et la Corse en faisant passer celui-ci de 3,450 millions de passagers en 2002 à 4,527 millions en 2009".

 

Corsica Ferries s'est enfin déclaré favorable à une commission d'enquête à condition de l'élargir "aux comptes et subventions publiques de la délégation de continuité territoriale dont bénéficient la SNCM et la CMN", de même qu'aux "modalités de privatisation de la SNCM dont Veolia est devenu majoritaire à 66%".


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Tension sur les dessertes Corse-continent, deux ferries bloqués

 

Le Point / Reuters, le 22 février 2010 à 12H41

 


 

L'arrivée prochaine d'un nouvel opérateur italien sur les liaisons maritimes entre la Corse et le continent a provoqué le dépôt d'un préavis de grève illimité à la Société Nationale Corse-méditerranée (SNCM) et à la Compagnie Méridionale de navigation (CMN).

 

Prévu initialement mardi, ce mouvement de grève lancé par le syndicat majoritaire CGT pour "protester contre le démantèlement du service public" a débuté dimanche soir.

 

Deux ferries de la SNCM, le Danielle Casanova à Bastia et le Napoléon Bonaparte à Ajaccio, sont actuellement bloqués à quai.

 

"Tous nos clients ont été prévenus des très forts risques de perturbation pour la semaine", a déclaré lundi à Reuters le responsable de la communication de la SNCM, Stéphane Denis.

 

La SNCM a maintenu les quatre traversées prévues dans la journée de lundi entre la Corse et le continent. Elle a également avancé une liaison entre Marseille et Alger initialement programmée mardi.

 

La dégradation du climat social dans les deux compagnies françaises intervient alors que l'armateur italien Moby Lines doit venir compléter l'offre des dessertes vers la Corse au mois d'avril à partir de Toulon (Var).

 

Député des Bouches-du-Rhône et premier adjoint au maire de Marseille, Roland Blum a réclamé la semaine dernière la création d'une mission parlementaire chargée d'étudier les conditions d'exercice du service public maritime de desserte de la Corse.

 

Il estime que le service public, délégué par contrat aux deux armateurs français pour la période 2007-2013, est menacé par les compagnies italiennes Corsica Ferries et Moby Lines.

 

"Les subventions d'équilibre dont bénéficient les deux sociétés françaises dans le cadre de la délégation de service public ont été largement réduites en 2009", a-t-il expliqué.

 

"DISTORSION DE CONCURRENCE"

 

Il met également en cause l'aide sociale versée aux opérateurs entre Toulon, Nice et la Corse, 12 euros pour certaines catégories de passagers embarquant depuis la Côte d'Azur, qui profitent pleinement aux armateurs italiens.

 

Toujours selon Roland Blum, la "distorsion de concurrence" serait encore aggravée par le paiement de la taxe carbone projetée par les sociétés françaises, soit 7 millions d'euros par an pour la SNCM et deux millions par an pour la CMN.

 

Le parlementaire demandé donc au gouvernement d'exonérer les compagnies françaises de cette taxe et de rétablir une "véritable concurrence en supprimant l'aide sociale au passager" pour les compagnies italiennes.

 

La Corsica Ferries, autre concurrent, a pour sa part rappelé dans un communiqué que la SNCM et la CNM avaient touché 114,9 millions d'euros en 2009 au titre de la délégation de service public à partir du port de Marseille.

 

Selon la compagnie maritime, dont le siège social est à Bastia mais qui transporte ses passagers sous pavillon italien, l'aide sociale au passager a surtout permis une "augmentation considérable du trafic entre le continent et la Corse en faisant passer celui-ci de 3,450 millions de passagers en 2002 à 4,527 millions en 2009".

 

Corsica Ferries s'est enfin déclaré favorable à une commission d'enquête à condition de l'élargir "aux comptes et subventions publiques de la délégation de continuité territoriale dont bénéficient la SNCM et la CMN", de même qu'aux "modalités de privatisation de la SNCM dont Veolia est devenu majoritaire à 66%".



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La SNCM et la CMN en grève pour alerter les politiques


Corse-Matin, le 19 février 2010

 

 

A vingt jours du premier tour des élections territoriales, la CGT et le Syndicat autonome des matelots (160 adhérents) veulent peser dans le débat. Les navires de la SNCM et de la CMN seront ainsi bloqués mardi 23 février. Pour une durée illimitée.

 

Frédéric Alpozzo, secrétaire du syndicat CGT-SNCM, confie : « le préavis de grève a été déposé le 27 janvier, on ne prend donc personne par surprise. Si on ne trouve pas très vite des solutions, nos compagnies vont purement et simplement disparaître dans les prochaines années. Il y a entre 900 et 1 000 emplois en jeu dans l'île. Bien plus si on compte les emplois indirects des entreprises qui travaillent avec nos deux compagnies.

 

« La concurrence est totalement faussée ! Comment peut-on par exemple exiger de la SNCM qu'elle fournisse des bateaux de moins de 20 ans quand les deux compagnies concurrentes alignent des navires de 32 et 35 ans ?

 

 

« Comment résister à la concurrence de compagnies italiennes qui ne payent pas de charges sociales sur leurs marins ? »

 

 

Le soutien d'un député... UMP

 

Ce mouvement social a déjà eu son effet politique puisque le député UMP de Marseille, Roland Blum, déclarait cette semaine que « ce service public est menacé par deux compagnies italiennes, Corsica Ferries et Moby Lines. » Adressant sa diatribe directement au gouvernement.

 

De son côté, Patrick Panzani, représentant du SAM, explique que : « l'aide sociale représente 15 millions d'euros par an pour les liaisons depuis Nice ou Toulon. Il s'agit ni plus ni moins d'un tiroir-caisse pour les compagnies. D'abord, il n'y a pas de contrôles sur le nombre de billets vendus, c'est un forfait attribué. Ensuite il n'y a aucun critère social dans cette aide : on ne prend pas en compte le travail, la famille ou l'âge du passager. On veut maintenant qu'un cahier des charges strict soit appliqué pour cette enveloppe qui est, rappelons-le, payée par le contribuable. Cette aide ne doit par ailleurs plus être attribuée invariablement aux passagers allemands, danois ou suisses mais aux corses. La continuité territoriale existe pour réduire le poids de l'insularité. Pas autre chose. »

 

Les syndicats craignent ni plus ni moins le démantèlement pièce par pièce de la SNCM et de la CMN. La première a déjà programmé dès la fin de l'été la vente du Napoléon Bonaparte, du Corse et de L'Ile de Beauté, ce qui ne fera plus que sept navires en activité à la SNCM avec un cargo type Nicoli affrété.

 

Alors que Véolia et l'Etat s'étaient engagés à maintenir le même nombre de navires jusqu'en 2013.


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Tour de chauffe avant le budget


La Provence, le 09 février 2010 à 10H09

 

 

Le conseil municipal a consacré une partie des débats aux orientations budgétaires. La fiscalité sera votée en mars.

 

Un tour de chauffe. Et un avant-goût du match entre majorité et opposition avec le vote du budget annoncé en mars. En abordant longuement hier la discussion autour des orientations budgétaires 2010, les conseillers municipaux ont donné la tonalité de la discussion qui aura lieu le mois prochain.

 

"Le moteur du développement de Marseille, c'est l'investissement" a rappelé d'entrée de jeu Jean-Louis Tourret, adjoint UMP délégué aux Finances. Selon l'élu, il s'agit du "seul véritable contre-feu à la crise économique mondiale". 222 millions d'euros ont été consacrés à l'investissement l'an dernier. La majorité municipale estime pratiquer une "gestion stratégique et prudente de la dette". Et annonce son coût en baisse pour 2010 (3,5% contre 3,8% en 2009).

 

La dette reste à un niveau important, quoique stable (1,848 milliard). Sans véritable prise sur plus de la moitié des recettes, la Ville veut poursuivre son "effort de maîtrise des dépenses de fonctionnement", dixit Jean-Louis Tourret. Reprenant à son compte la formule "dépenser moins, dépenser mieux", slogan très prisé par ces temps de crise. Les mots ont une importance particulière dans un contexte sensible. Nathalie Pigamo, conseillère municipale PS, a pris un malin plaisir à décrypter le contenu du message de la majorité et du poids de certains "non-dits" pesant dans le rapport. Elle a relevé qu'il fallait attendre plusieurs pages avant de voir apparaître l'expression "levier fiscal".

 

En clair, une augmentation annoncée des impôts. Celle-ci ne devrait toutefois pas dépasser le seuil déjà atteint l'an dernier (4,90% au maximum), comme nous l'annoncions (voir La Provence du 5/02). "Les premières pages du rapport sont un copier-coller des années antérieures, estime Nathalie Pigamo, mélangeant bonnes intentions, autosatisfaction, incantations et communication". Ce type d'intervention n'est pas du goût de la majorité municipale. Roland Blum, premier adjoint au maire, parle d'un "discours caricatural de l'opposition". Rappelant encore la réalité d'une "situation nationale et internationale difficile".

 

En retrait dans ce dialogue ou les pics des uns répondent aux attaques des autres, le maire UMP Jean-Claude Gaudin a repris l'initiative pour répondre aux critiques qui visaient la gestion de la Ville. "Si les Marseillais n'approuvaient pas ce que je faisais, vous croyez que je serais toujours sur ce fauteuil" a-t-il lancé aux élus. Un premier tour de chauffe, sans vote au final. Qui n'aura pas manqué d'échauffer certains esprits.


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Conseil municipal : contre-attaque virulente de la part de la majorité

 

 

La Provence, le 08 février 2010 à 11H10

 

 

 

Le débat sur les orientations budgétaires pour 2010 s'est poursuivi avec les répliques de la majorité aux critiques émises par l'opposition. Roland Blum (UMP), premier adjoint de la Ville, a vanté les réussites de la majorité : "Sur le port, le nombre de passagers en augmentation, le succès du pass foncier, le contrat urbain de cohésion sociale..."


 Et de conclure : "Nous poursuivons notre action qui a permis à Marseille de se transformer, n'en déplaise aux aveugles de l'opposition."

 

Jean-Claude Gaudin, le maire, a ensuite enfoncé le clou : "L'année 2009 a été moins difficile ici qu'ailleurs. La crise a relancé le chômage mais beaucoup moins qu'ailleurs. Nous continuerons donc à investir dans les grands projets et dans les projets de proximité." Et l'édile de lancer à Nathalie Pigamo : "Vous parlez de la pensée positive, vous devriez aussi parler de la "négation perpétuelle" à laquelle l'opposition se livre depuis 15 ans."


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