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Blum veut du rail et des péniches
20 Minutes, le 26 mai 2010 à 03H34

Port
Rompre un cercle vicieux. Roland Blum, premier adjoint UMP au maire de Marseille et député des Bouches-du-Rhône, a dévoilé hier son rapport appelant à des investissements sur la desserte fluviale et ferroviaire des ports. « Les grands ports français n'ont pas bénéficié de l'explosion du trafic conteneurs [au début des années 2000 jusqu'en 2009], note Roland Blum. Les volumes à traiter étant plus modestes, les distances d'acheminement font que le tout routier prédomine. »
80 % de fret sur la route
A Marseille-Fos, plus de 80 % des marchandises arrivent et partent sur des poids lourds. Dès lors, le port et l'Etat ont longtemps hésité avant de lancer des investissements qui prendront du temps à être rentabilisés. Le port de Marseille-Fos a finalement lancé en 2009 un plan de transport combiné avec le chemin de fer au terminal de Mourepiane (16e) et à Fos, tous deux pour 100 millions d'euros chacun. Vitaux pour développer les liaisons avec l'Europe du Nord, le contournement ferroviaire de Lyon et le lien fluvial vers le Rhône sont programmés, mais ne devraient pas être ouverts avant 2020 ou 2030.
D'ici là, « on peut d'ores et déjà mieux utiliser ce qui existe déjà, estime Roland Blum. Notamment en multipliant les trains de fret longs [1,5 km et plus] et en autorisant la navigation fluviale 24 h sur 24 ». Le député souhaite également développer « le fret ferroviaire de proximité » en faisant appel à de petits opérateurs privés, sur ce créneau que la SNCF souhaite peu à peu abandonner. Transmises au gouvernement, les propositions du rapport parlementaire devraient être intégrées dans le projet de deuxième Grenelle de l'Environnement.
Remise du rapport sur la desserte ferroviaire et fluviale des grands ports maritimes
Portail du Gouvernement, le 20 mai 2010
Dominique Bussereau a reçu ce jeudi 20 mai le rapport de Roland Blum, député des Bouches du Rhône, relatif à la desserte ferroviaire et fluviale des grands ports maritimes français.
Un rapport pour faire émerger des propositions en faveur du développement des modes ferroviaire et fluvial dans le pré et post acheminement des marchandises
La loi Grenelle I adoptée le 3 août 2009 prévoit en effet le doublement de la part des modes non routiers dans les acheminements à destination et en provenance des ports d'ici 2015.
Le rapport remis ce jour au Secrétaire d’Etat a plus particulièrement examiné la situation actuelle de la desserte des grands ports maritimes de Marseille, du Havre et de Dunkerque.
Les propositions formulées visent d’une part l'amélioration des infrastructures de transport terrestre au plan national, comme sur le périmètre des ports eux-mêmes. D’autre part le Député propose des solutions pour rendre le transport fluvial et ferroviaire plus compétitif, de meilleure qualité, dans une optique de meilleure prise en compte des besoins du client final.
Dominique Bussereau a relevé que ces propositions constituaient un programme réaliste et utile pour les grands ports maritimes français, ainsi que pour les gestionnaires d’infrastructures VNF, RFF et les opérateurs de fret ferroviaire.
L’engagement national pour le fret ferroviaire présenté par le Gouvernement en septembre 2009 et le plan de relance portuaire intègrent d’ores et déjà le financement et la mise en œuvre de certaines de ces propositions. Dominique Bussereau a demandé qu’un examen des mesures restantes soit réalisé au plus vite afin d’envisager leur mise en œuvre dans les meilleures conditions.
Un rapport parlementaire préconise de dynamiser les dessertes des grands ports français
Localtis.info, le 20 mai 2010
Le 20 mai, le député des Bouches-du-Rhône Roland Blum a remis à Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, un rapport sur la desserte des grands ports maritimes de Marseille, du Havre et de Dunkerque. Prêt depuis mars, il vient d'être rendu public et s'inscrit dans le contexte de la réforme portuaire en cours (les premières cessions de terminaux auront lieu en juin et des chantiers parallèles visant à réformer les ports de Strasbourg, de Paris et d'outre-mer s'engagent), mais aussi celui de la loi Grenelle 1 qui vise notamment à développer la desserte ferroviaire et à doubler le transport combiné. "Il permet d'avoir une vision d'ensemble des investissements à court, moyen ou long terme qui restent à préciser ou sont déjà actés, notamment dans le cadre du plan de relance, des contrats de projet Etat-région ou du schéma national des infrastructures qui sera dévoilé à la rentrée", a déclaré Dominique Bussereau, qui s'est dit preneur de l'ensemble des propositions formulées.
Ce rapport part d'un constat connu : la perte de compétitivité des grands ports, le manque d'efficacité de leur connexion à l'hinterland et la nécessité d'une massification de leur desserte pour que, face à leurs concurrents européens, ils aient aussi "leur carte à jouer". Un chiffre suffit à définir les enjeux : plus de 80% des conteneurs des deux premiers ports sont chargés par route, là où Rotterdam, Anvers ou Hambourg atteignent 40% de part d'acheminement fluvial et ferroviaire. "Jusqu'à présent, le champ de compétence et le contexte réglementaire n'ont sans doute pas constitué un environnement favorable au développement d'un transport massifié", observe ainsi le rapport. Mais "une plus grande efficacité est attendue" et "une plus grande synergie avec leur tissu local", notamment de par "la remise à plat de leur gouvernance", plus ouverte qu'auparavant aux élus.
Le rapport préconise deux voies : renforcer les infrastructures ferroviaires et fluviales nécessaires au besoin de massification et améliorer l'intermodalité de ces ports, leur raccordement aux canaux, fleuves et ports intérieurs, etc. A Marseille, par exemple, dans le bassin est du port, le projet de chantier de transport combiné de Mourepiane, évalué à 100 millions d'euros, fait office de "priorité" selon Roland Blum, qui est par ailleurs premier adjoint au maire de cette ville. De même, le contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise, actuellement à l'étude et chiffré à 4 milliards d'euros, est jugé "essentiel". Quant au canal Saône-Moselle, un projet évalué à 10 milliards d'euros et qui permettrait à partir de Marseille "de mieux irriguer les bassins économiques du nord-est du pays", il fera l'objet d'un débat public à l'instar de la liaison Saône-Rhin, comme l'a confirmé Dominique Bussereau.
Déjà actée pour Marseille, l'intégration du port du Havre au réseau de corridors de fret ferroviaire européen vient de l'être ces derniers jours. Ce port pourra donc intégrer ce dispositif réglementé, régulé et coordonnant la gestion des infrastructures et sillons entre au moins deux Etats membres, et ce à partir d'itinéraires ciblés. Au Havre, il est préconisé d'améliorer les accès ferroviaires à la région parisienne, d'électrifier plusieurs lignes, de rafraîchir les voies ferrées du port et de faire aboutir le chantier multimodal déjà partiellement financé, ainsi que le canal du Havre. Quant aux principaux chantiers pointés pour le port de Dunkerque, il s'agit du contournement fret de Lille, de la modernisation ou réouverture des lignes Dunkerque-Calais et Dunkerque-Belgique.
Enfin, ce rapport revient sur le rôle des opérateurs ferroviaires de proximité (OFP) et recommande de soutenir leur création au niveau portuaire, afin que des initiatives positives soient "menées à bon terme". Il traite aussi de la fiabilité des sillons ferroviaires, de la possibilité de faire à terme circuler des trains longs à l'horizon 2012, des moyens d'encourager le report modal vers des modes massifiés, de la nécessité de disposer d'un réseau de ports intérieurs adaptés (partenariat Med Link Ports sur l'axe Rhône Saône) ou bien d'étendre les plages d'ouverture sur le réseau fluvial à grand gabarit.
Logistique : le rapport Blum met l'accent sur l'intermodalité et la massification
LeMoCI.com - Le Moniteur du Commerce International, le 20 mai 2010
Le député des Bouches-du-Rhône Roland Blum a présenté jeudi 20 mai son rapport relatif à la desserte ferroviaire et fluviale des grands ports français, en présence de Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports. A la demande expresse du Premier ministre, le rapporteur s’est concentré sur les trois plus grands ports français (le Havre, Marseille et Dunkerque).
Au terme d’une mission de trois mois, au cours de laquelle il a rencontré plusieurs dizaines d’acteurs (des directeurs de ports, des réseaux ferrés, en passant par les armateurs, les chargeurs, les responsable syndicaux), Roland Blum a formulé une dizaine de propositions. Ces dernières visent à lever certains facteurs de ralentissement des flux marchands (règlementation fluviomaritime inadaptée, systèmes informatiques portuaires trop fermés), à encourager le report modal (développer les opérateurs de fret privés, améliorer la qualité des sillons ferroviaires) et à massifier les flux (faire des trains longs).
« Par exemple, à Marseille, pour développer le trafic conteneur, il faut un système de transport combiné rail-route qui marche et un raccordement au réseau ferré national », a détaillé Roland Blum. L’objectif final étant d’intégrer les dispositifs de desserte portuaire dans le réseau des grands corridors de fret européen.
Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. La création d'opérateurs de fret privés (OFP), qui ont vocation à capter des trafics de wagon isolés, est au point mort. Enfin, les grands travaux d’infrastructures coûtent cher en ces temps d’austérité budgétaire : 241 millions d’euros pour Marseille (hors travaux de contournement de l’agglomération), 1,87 milliard pour le Havre, 331 millions pour Dunkerque. Soit un total proche de 2,4 milliards d’euros, qui serait financé à 27 % par des fonds publics (plan de relance, collectivités territoriales). Restent à trouver le 1,75 milliard d’euros restant.
Un rapport propose de renforcer les infrastructures des ports
AFP / Marine-Marchande.com, le 20 mai 2010 à 12H12
Le développement de la desserte ferroviaire et fluviale des grands ports maritimes français passe par une amélioration des infrastructures et de la compétitivité de ces modes de transport, est-il dit dans un rapport remis jeudi au secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau.
Pour obtenir que le rail et la voie fluviale soient davantage utilisés dans l'activité des ports, un objectif du Grenelle de l'Environnement, "il faut des infrastructures adaptées, un marché concentré dans les ports et (...) un service organisé entre le point de départ et d'arrivée", a résumé Roland Blum, député (UMP) des Bouches-du-Rhône, en présentant son rapport.
Le document, qui traite plus particulièrement de la desserte des grands ports maritimes de Marseille, Le Havre et Dunkerque, détaille une série de projets d'infrastructures visant à renforcer la desserte de ces ports.
Parmi ceux-ci, à Marseille, le rapport mentionne la création du terminal de transport combiné de Fos (100 millions d'euros) et à l'est d'un terminal de transport combiné à Mourepiane (100 millions) avec un raccordement au réseau national (15 millions d'euros).
Au Havre, le projet phare est un chantier multimodal (évalué à 160 millions d'euros) pour desservir l'ensemble des terminaux du port.
Dunkerque, premier port ferroviaire de France (12% du trafic de fret), devra augmenter sa capacité ferroviaire avec l'électrification de certains tronçons.
Le rapport estime aussi que le renforcement des infrastructures est aussi à mener au plan national, avec notamment le contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise, le contournement ferroviaire nord de Rouen ou encore le grand canal du Havre.
M. Blum dresse aussi une série de dix propositions d'ordre général, dont la possibilité de circulation des bateaux fluviaux en zone fluvio-maritime, le développement d'opérateurs ferroviaires de proximité dans les secteurs portuaires, la mise en service de trains de fret longs (jusqu'à 1.500 m).
Dominique Bussereau a souligné que ce rapport "important" arrivait à "un moment clé de la réforme portuaire" avec "dès le mois de juin, des premières cessions de terminaux avec des transfert de personnel". La version définitive de la loi Grenelle II devrait être votée avant la fin de la session début juillet.
La réforme portuaire en bonne voie
Portail du Gouvernement, le 18 mai 2010
Dominique Bussereau a fait le point sur la réforme portuaire, le 12 mai, lors d'un débat au Sénat. La réforme engagée depuis la loi du 4 juillet 2008 portant réforme portuaire a pour objectif de rendre les grands ports maritimes français plus compétitifs.
Marseille-Fos, Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle et Bordeaux sont les sept grands ports maritimes français concernés par la réforme portuaire. Objectif : recentrer leurs missions sur leurs activités d'aménageurs et de gestionnaires du domaine. La réforme prévoyait la mise en place, par chacun de ces grands ports maritimes de projets stratégiques pour la période 2009-2013, projets qui obéissent à la feuille de route du Grenelle de l'environnement en mettant l'accent sur le développement des dessertes fluviales et ferroviaires afin de réduire la part du transport routier. Dominique Bussereau a rappelé à cette occasion les partenariats signés depuis deux ans avec Réseau ferré de France (RFF) et Voies navigables de France (VNF).
"La mise en œuvre des projets stratégiques des ports s'appuie sur un investissement total de 2,4 milliards d'euros entre 2009 et 2013", a déclaré Dominique Bussereau. Des investissements qui ont doublé : "la moyenne annuelle des investissements des sept grands ports maritimes est passée de moins de 190 millions d'euros par an, sur la période 2005-2007, à plus de 380 millions d'euros par an, sur la période 2008-2010", a-t-il précisé.
Les activités de manutention en cours de transfert
La réforme prévoit, en outre, que les grands ports maritimes cessent leurs activités de manutention et donc l'exploitation des outillages y afférant, un commandement unique ayant été mis en place. Les échéances fixées par la loi pour le transfert des outillages aux entreprises de manutention sont respectées : "les premiers actes de cession aux opérateurs de manutention ont été signés à Rouen, Bordeaux, Dunkerque, Marseille, Le Havre, Lyon, La Rochelle" (…) Ces transferts d'outillage s'accompagneront du détachement des salariés chez les opérateurs privés", indique le ministère. Toujours sur le volet social, Dominique Bussereau a indiqué que "la future convention collective de la manutention et des ports est en voie de finalisation." Celle-ci permettra d'offrir un cadre unifié et de référence aux salariés. Le secrétaire d'État a par ailleurs salué "le dialogue constructif et exemplaire de la part des partenaires sociaux."
Un nouveau point sera fait par Dominique Bussereau, le 20 mai, à l'occasion de la remise du rapport de Roland Blum sur la desserte des ports maritimes.
Débat sur les ports au Sénat : où en est la réforme portuaire ?
Environnement France, le 18 mai 2010
A l’occasion d’un débat au Sénat sur la réforme portuaire la semaine dernière, Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, a fait le point sur la relance des grands ports maritimes français engagée en 2008, à la demande du Président de la République.
Dominique BUSSEREAU a illustré la pertinence de la création en 2009 des conseils de coordination interportuaire sur la Seine et l’Atlantique : « à l’occasion du salon de la logistique qui se tiendra à Shanghai dans le cadre de l’exposition universelle, les ports de la Seine, tout comme ceux de l’Atlantique, se présenteront sous une même bannière. Ils pourront ainsi poursuivre le travail de promotion que j’ai engagé l’an dernier lors d’une tournée des principaux ports asiatiques avec des représentants de l’ensemble du secteur des transports».
Les sept grands ports maritimes ont adopté au printemps 2009 leur projet stratégique pour la période 2009-2013. Ces projets, qui résultent d’un renouvellement des objectifs des ports en matière d’aménagement, d’investissements et de développement durable, visent notamment le développement des dessertes fluviale et ferroviaire. Dominique BUSSEREAU a à cet égard souligné l’intérêt des partenariats noués depuis deux ans entre les ports, Réseau ferré de France et Voies navigables de France, suivant les objectifs du Grenelle Environnement.
Il a également rappelé que « la mise en œuvre des projets stratégiques des ports s’appuie sur un investissement total de l’ordre de 2,4 milliards d’euros entre 2009 et 2013, avec un effort de l’État sans précédent. Dans le cadre du plan de relance portuaire, une enveloppe complémentaire de 174 millions d’euros vient doubler, pour la période 2009-2013, l’enveloppe de crédits inscrits aux contrats de projets État-régions.
Le plan de relance de l’économie a permis d’y ajouter 50 millions d’euros de crédits, dont 40 millions d’euros ont été dépensés dès 2009 […] La moyenne annuelle des investissements des sept grands ports maritimes est passée de moins de 190 millions d’euros par an, sur la période 2005-2007, à plus de 380 millions d’euros par an, sur la période 2008-2010».
S’agissant du transfert des outillages aux entreprises de manutention, Dominique BUSSEREAU a indiqué que des étapes décisives avaient d’ores et déjà été franchies et que « les échéances fixées par la loi sont respectées et continueront à l’être ».
Les négociations de gré à gré entre les ports et les opérateurs se sont conclues par des accords pour 29 des 33 terminaux concernés et les dossiers présentés à commission nationale d’évaluation des cessions d’outillages portuaires ont reçu des avis favorables.
Les premiers actes de cession ont été signés à Rouen, Bordeaux, Dunkerque, Marseille, Le Havre, La Rochelle avec des dates d’effet parfois décalées pour permettre aux entreprises de mettre en place leur nouvelle organisation. Ces transferts d’outillages s’accompagneront prochainement du détachement des salariés chez les opérateurs privés.
Dominique BUSSEREAU a indiqué que « la future convention collective de la manutention et des ports, qui offrira un cadre unifié et modernisé à l’ensemble des acteurs, est en voie de finalisation […] grâce à un dialogue constructif et exemplaire de la part des partenaires sociaux »
En conclusion, il a constaté qu’« en dépit des tensions qui demeurent dans certains ports – ce que l’on peut regretter en cette période de crise – la réforme se met donc progressivement en œuvre et l’ensemble des acteurs portuaires s’accordent souhaitent qu’elle puisse aboutir sans délais pour ne pas rater le rendez-vous de la reprise. Il faut donc les détachements de personnel interviennent dans chaque port, en respectant le temps nécessaire à la concertation entre le grand port maritime, les entreprises et les organisations syndicales, mais avec la volonté d’aboutir le plus rapidement possible»
Ce débat a également été l’occasion pour le Secrétaire d’Etat de rappeler la préparation de la réforme des ports d’Outre-Mer et de se féliciter de l’adoption par l’Assemblée nationale d’un amendement au projet de loi Grenelle II qui modernise les moyens d’action du port de Paris et lui donne une meilleure maîtrise de son domaine.
Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’Etat chargé des Transports se fera remettre le rapport de Roland BLUM, Député des Bouches-du-Rhône sur la desserte des ports maritimes le jeudi 20 mai 2010. A cette occasion le Ministre fera à nouveau un point sur l’avancée de la réforme et de la relance portuaires.
Réforme portuaire : poursuite des débats au Sénat
Secteur Public.fr, le 14 mai 2010
A l’occasion d’un débat au Sénat sur la réforme portuaire le mardi 11 mai 2010, Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'État chargé des Transports, a fait le point sur la relance des grands ports maritimes français (Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Marseille) engagée en 2008, à la demande du Président de la République.
Il a rappelé que « depuis la promulgation de la loi portant réforme portuaire, le Gouvernement a marqué sa détermination à la conduire à son terme, tout en s'appuyant sur un dialogue social permanent. La crise économique n'a pas freiné le processus, mais elle en a renforcé la pertinence. Il est essentiel que nos ports soient pleinement compétitifs au moment de la reprise économique. »
Les projets stratégiques des sept grands ports maritimes
Les sept grands ports maritimes ont adopté au printemps 2009 leur projet stratégique pour la période 2009-2013. Ces projets, qui résultent d’un renouvellement des objectifs des ports en matière d’aménagement, d’investissements et de développement durable, visent notamment le développement des dessertes fluviale et ferroviaire.
« La mise en œuvre des projets stratégiques des ports s'appuie sur un investissement total de l’ordre de 2,4 milliards d'euros entre 2009 et 2013, avec un effort de l'État sans précédent. Dans le cadre du plan de relance portuaire, une enveloppe complémentaire de 174 millions d'euros vient doubler, pour la période 2009-2013, l'enveloppe de crédits inscrits aux contrats de projets État-régions. Le plan de relance de l’économie a permis d’y ajouter 50 millions d'euros de crédits, dont 40 millions d'euros ont été dépensés dès 2009 […] La moyenne annuelle des investissements des sept grands ports maritimes est passée de moins de 190 millions d'euros par an, sur la période 2005-2007, à plus de 380 millions d'euros par an, sur la période 2008-2010. »
Transfert des outillages aux entreprises de manutention
S'agissant du transfert des outillages aux entreprises de manutention, Dominique BUSSEREAU a indiqué que des étapes décisives avaient d'ores et déjà été franchies et que « les échéances fixées par la loi sont respectées et continueront à l'être ». Les négociations de gré à gré entre les ports et les opérateurs se sont conclues par des accords pour 29 des 33 terminaux concernés et les dossiers présentés à commission nationale d’évaluation des cessions d’outillages portuaires ont reçu des avis favorables.
Ces transferts d’outillages s’accompagneront prochainement du détachement des salariés chez les opérateurs privés.
Conclusion de Dominique Bussereau
« En dépit des tensions qui demeurent dans certains ports […] la réforme se met donc progressivement en œuvre et l'ensemble des acteurs portuaires s’accordent pour qu’elle puisse aboutir sans délais pour ne pas rater le rendez-vous de la reprise. Il faut donc les détachements de personnel interviennent dans chaque port, en respectant le temps nécessaire à la concertation entre les grands ports maritimes, les entreprises et les organisations syndicales, mais avec la volonté d’aboutir le plus rapidement possible. »
Dominique BUSSEREAU se fera remettre le rapport de Roland BLUM, député des Bouches-du-Rhône, sur la desserte des ports maritimes le jeudi 20 mai 2010. A cette occasion, le secrétaire d’État fera à nouveau un point sur l’avancée de la réforme et de la relance portuaires.
Lehman Brothers s'engage enfin à finir les travaux
La Vie Immo.com, le 10 mai 2010 à 12H12
Lehman Brothers et la cité phocéenne ont trouvé un terrain d’entente. En désaccord sur la suite à donner aux travaux de la rue de la République, les représentants de la ville et les dirigeants du fonds d’investissement américain se sont rencontrés le 6 mai pour en discuter. Selon La Tribune, les deux parties ont signé un protocole d’accord et se sont engagées sur une date de fin de la rénovation. « Tout devrait être terminé pour la fin de 2013 », a indiqué au quotidien l’adjoint au maire Roland Blum.
Le fonds américain et le français Eurazeo, les deux propriétaires des actifs immobiliers de l’artère, s’étaient engagés à rénover et à redynamiser cette dernière. Mais alors que la société française a tenu ses promesses, il n’en est pas de même pour la firme américaine, qui joue la carte de l’attentisme. C’est dans le cadre du projet Euroméditerranée, la plus grande opération de réhabilitation urbaine de France, que les travaux avaient commencé, en 2002.
Réhabilitation du centre-ville et installation de panneaux photovoltaïques, Marseille investit
Bâti Actu, le 07 mai 2010
Alors que la réhabilitation de la rue de la République, projet-phare de la rénovation du centre de Marseille, bat son plein, la municipalité UMP de Marseille vient d’annoncer qu’elle allait faire installer des panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments municipaux.
«La réhabilitation de la rue de la République, projet-phare de la rénovation du centre de Marseille, bas son plein et sera terminée en 2013, date à laquelle Marseille sera capitale européenne de la culture», vient d’annoncer la municipalité de Marseille. «C'est une très bonne nouvelle», a souligné le premier adjoint au maire Roland Blum.
La rue de la République, percée au XIXe siècle et longue d'1,1 km, relie le Vieux-Port au nouveau quartier de la Joliette. Elle a commencé à être rénovée en 2002 dans le cadre du projet Euroméditerranée, la plus grande opération de réhabilitation urbaine en France.
Pour Roland Blum, LBREP/Atemi a tenu ses engagements en termes de mixité sociale, près de la moitié des immeubles ayant été vendus à des bailleurs sociaux, les autres devant être réhabilités et cédés à des propriétaires privés.
De plus, Hélène Venturino, conseillère municipale déléguée aux énergies renouvelables, vient d’annoncer l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits de 115 bâtiments municipaux, comptant ainsi tirer 26 millions d'euros de redevance sur ces 20 prochaines années. «Nous avons la volonté d'être exemplaires», a affirmé la conseillère municipale, en présentant l'opération. Ainsi, cinq conventions avec des opérateurs (GDF Suez, Solaire Direct, Yomatec, Tenergie, EDF Energies Nouvelles) seront présentées concernant 130.000 m2 de toitures, tandis que deux autres sont en cours d'étude, au terme d'un appel à projets lancé il y a onze mois.
Quelque 160.000 m2 de toitures au total seront équipés, permettant de produire 14,9 millions de kWh d'électricité par an, soit la consommation de 6.930 ménages en moyenne. L'investissement des opérateurs pour équiper les toitures totalisera 90 millions d'euros. Les cinq premières conventions généreront une redevance de 26 millions d’euros sur vingt ans, versée sous forme de redevance directe et de contribution en nature via la réfection et l'entretien de l'étanchéité nécessaires pour ce type d'installation. Les travaux doivent débuter dans les 18 mois et parmi les bâtiments concernés figurent une centaine d'écoles, des crèches, un bâtiment des marins-pompiers ou des gymnases.




